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Six mois après Fukushima : où en est l’UE au sujet du nucléaire ?

Six mois après la catastrophe de Fukushima, qu’en est-il de la politique énergétique au sein de l’Union Européenne ? La catastrophe nucléaire qui s’est déroulée au Japon en mars dernier a posé la question de la sécurité des centrales nucléaires mais elle n’est pas sans rappeler que l’environnement est un enjeu majeur pour les Etats.

Les conséquences néfastes du 11 mars 2011 ont amené les gouvernements de nombreux pays à reconsidérer l’existence même du nucléaire dans leur production énergétique nationale. Selon Yukiya Amano, directeur général de l‘ AIEA  « La confiance du public dans la sûreté des centrales nucléaires a été profondément ébranlée dans le monde entier».  Au sein des pays de l’Union Européenne, une fracture existe entre ceux qui ont décidé de maintenir l’option nucléaire (la Finlande, la France, le Royaume-Uni et la Suède) et ceux qui préfèrent abandonner cette option de manière progressive (l’Allemagne, l’Autriche, l’Italie et la Suisse).

Petit état des lieux des Etats européens et de leur politique vis-à-vis du nucléaire. L’Allemagne, en voulant sortir du nucléaire d’ici 2020 fait certainement le bon choix. L’Autriche, quant à elle, demande le démantèlement des 150 centrales nucléaires de l’Union Européenne ainsi que l’abandon progressif de l’énergie nucléaire au profit des énergies renouvelables. La France, à l’inverse, ne semble pas de cet avis. Il y a six mois, Gunther Oettinger – Commissaire Européen à l’énergie, a proposé que l’Union Européenne fasse avant la fin de l’année 2011 des tests de résistances européennes pour toutes les centrales européennes, mais paradoxalement il déclara que « le nucléaire va rester une source d’approvisionnement à court, moyen et long terme ». De manière générale, la Commission européenne souhaite assurer une meilleure information en matière de sécurité aux  citoyens européens mais ne s’accorde pas sur l’abandon du nucléaire.

Le 14 septembre 2011, après l ‘adoption du rapport 2010 de la commission des pétitions, le Parlement européen a indiqué que « La majeure partie des plaintes citoyennes reçues en 2010 étaient liées à des problèmes environnementaux (par exemple lorsqu’une autorité nationale n’assure pas la protection des zones spéciales de conservation) ».

Pauline Armandet

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