Institutions de l'UE/Parlement européen

Le Parlement européen – flashé par les Médias #1

revue presse 1A moins d’un an des élections européennes, début d’une série d’articles qui tenteront de rassembler et de mettre en perspective les points de vue des médias sur l’actualité du Parlement européen et de ses députés. Un accent sera aussi porté sur les sessions plénières, et à la manière dont la presse européenne et internationale en parle – ou non.

Les parlementaires condamnent la répression en Turquie, Erdogan boute en touche

Les eurodéputés étaient réunis en session plénière à Strasbourg du 11 au 13 juin dernier. Outre les points à l’ordre du jour, les débats ont aussi portés sur l’actualité chaude, à commencer par la situation en Turquie.

« Dans une résolution, les eurodéputés condamnent le recours à la force excessive contre les manifestants », relève Euronews sur son site Internet. Jeudi 13 juin, les parlementaires ont en effet adopté cette résolution, dans laquelle ils expriment leur « profonde inquiétude face au recours disproportionné et excessif à la force par la police turque en réponse aux manifestations pacifiques et légitimes du parc Gezi d’Istanbul ».

La réaction du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, ne s’est pas fait attendre : « je ne reconnais pas les décisions prises par le Parlement européen », a-t-il sèchement déclaré, propos repris par le site d’information turc populaire Hurryiet Daily news. Le quotidien turc cite aussi le ministre turc des affaires européennes, qui estime que le Parlement de Strasbourg « s’excite dans le feu de l’action ».

Tout cela n’est pas de nature à réchauffer la situation entre la Turquie et l’UE, conclue l’article d’Hurryiet, alors que LeMonde.fr rapporte dimanche 16 juin au soir qu’un « appel à la grève général a été lancé à partir de lundi dans toute la Turquie ». Réaction à l’attitude du Premier ministre turc, qui exprimait, samedi 15 juin, le souhait de nettoyer la place Taksim et le parc Gezi : « nous n’abandonnerons pas cette place aux terroristes », a-t-il subtilement prévenu.

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Les révélations de l’affaire « Prism » sur l’espionnage : futur sujet de discorde UE-USA ?

La lutte contre le terrorisme pourrait être l’une des justifications de la mise sur écoute et du détournement de milliards de données personnelles dans le cadre du programme secret américain baptisé « Prism ». Révélée au début du mois de juin par le Guardian et le Washington Post, l’existence de ce programme fait scandale, jusque dans les couloirs du Parlement européen.

Mardi 11 juin, Tonio Borg, commissaire européen en charge de la santé et de la politique des consommateurs a déclaré devant les eurodéputés que « des programmes comme Prism et les lois qui permettent l’existence de ce type de mesures mettent en danger le droit fondamental à la vie privée et à la protection des données des citoyens européens », peut-on lire sur Euobserver.com.

L’agence américaine de sécurité a en effet accès, via « Prism », aux données stockées sur les serveurs des géants américains comme Facebook ou Google. Des sites utilisés quotidiennement par des millions d’européens.

A l’occasion d’un débat, les eurodéputés ont demandé « que le sujet de la protection des données soit inclus dans les futurs pourparlers sur l’accord de libre-échange entre l’UE et les Etats-Unis », explique The New York Times. « Tout accord devra assurer un niveau de protection maximale des données relatives à la vie privée », a ajouté la députée européenne Hannes Swoboda, présidente du groupe S&D (sociaux-démocrates).

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Prochaines élections européennes : entre opportunité démocratique inédite et risque de montée de l’extrême droite eurosceptique

Le Parti Socialiste Européen (PSE) et tous les autres partis européens préparent déjà en coulisse les prochaines élections européennes, qui auront lieu entre le 22 et le 25 mai 2014. Afin d’intégrer la Croatie dans ce processus démocratique, une nouvelle répartition des sièges a été votée, mercredi 12 juin, par les Eurodéputés. L’Allemagne perd trois sièges, tandis que douze autres États membres en perdront un, afin d’atteindre le seuil des 751 députés, comme prévu par le Traité le Lisbonne.

En France, « les grandes manœuvres commencent », titre Euractiv. « La crainte d’un 21 avril 2002 » se fait sentir, selon le site d’information, qui évoque un sondage donnant l’UMP, le Parti Socialiste et le Front National de l’eurodéputée Marine Le Pen au coude à coude, à 21% d’intentions de vote.

Mais « l’abstention est aussi en embuscade », poursuit Euractiv. Pour rappel, la participation des électeurs français aux européennes n’a cessé de chuter, passant de 60% pour la première élection du Parlement européen au suffrage universel en 1979, à 40% seulement en 2009.

Mais cette fois-ci, « la perspective d’élire indirectement la prochaine composition de la Commission européenne [le Traité de Lisbonne prévoit que le Président de la Commission soit issu de la majorité parlementaire, NDLR] pourrait persuader les électeurs de se rendre aux urnes », espère la BBC.

Esteban Wendling

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