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2014 : élections européennes et autres défis et opportunités pour l’UE

© European Parliament/Flickr

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Chers lecteurs, nous vous souhaitons une excellente année avec beaucoup de joie, bonheur, succès et bonne santé !

Au début d’une nouvelle année pleine de défis et d’opportunités pour l’Europe, je voudrais partager avec vous quelques réflexions sur les évolutions de la dernière année et également mes espoirs et mes attentes pour 2014.

En Europe, une fois de plus, les Cassandre ont eu tort : la zone euro est encore intacte. Le coût de son maintien semble assez élevé pour les personnes dans les pays du Sud, mais je reste convaincu que la sortie de la zone euro serait bien pire pour eux et qu’il n’y a pas d’alternative à la récupération de la compétitivité et de la discipline budgétaire perdues au cours des dernières décennies. Nous sommes obligés de payer, à un moment donné, les erreurs du passé : la crise au cours des dernières années n’a fait qu’accélérer le moment de payer la facture, elle ne l’a pas créée. Et il reste encore des décisions difficiles à prendre, car notre démographie exige une réforme courageuse de nos généreux systèmes de protection sociale. Je ne suis pas un ultra-libéral, mais c’est un fait que de puissants intérêts entravent les réformes essentielles et, lorsqu’elles sont votées, leur mise en œuvre (voir, par exemple, l’évasion fiscale en Grèce). Les progrès sont lents, mais il y en a certains : sur l’union bancaire, sur la discipline budgétaire et sur le renforcement de la coordination économique entre Etats membres. La croissance en Europe, et même dans la zone euro, est anémique, mais c’est déjà un progrès par rapport à la récession de 18 mois (il est vrai que les Etats membres les plus touchés connaissent encore une dure récession).

Cela étant dit, il reste encore beaucoup à faire en 2014 et les années suivantes. Je choisis d’être optimiste, mais je ne suis pas utopiste et je sais que beaucoup de réformes ne se feront pas cette année non plus. 2014 sera une année difficile, en particulier avec les élections européennes qui ont lieu en mai 2014. Ce sera l’occasion d’un large débat démocratique, non seulement sur ​​la politique pour les 5 prochaines années, mais aussi sur des questions fondamentales : quel type d’Europe voulons-nous construire ? Quel devrait être le rôle de l’Etat / la puissance publique ? Que peut faire la politique ? Dans quel type de sociétés voulons-nous vivre ? Je ne crois pas à un « tsunami » d’eurosceptiques, extrémistes populistes, etc. dans le prochain Parlement Européen, mais nous ne pouvons pas ignorer à quel point nos sociétés européennes sont divisées entre ceux qui sont ouverts à de nouvelles expériences et à des amitiés étrangères, et ceux qui rêvent d’une société fermée, introvertie, hostile aux étrangers. The Economist a comparé la situation de l’Europe en 2014 à celle d’il y a un siècle, quelques mois avant la Première Guerre mondiale. Je pense que cela est exagéré : l’histoire ne se répète pas et il n’y aura pas de guerre en Europe en 2014. Mais il est vrai que la situation, aussi au sein des Nations (plutôt qu’entre elles, comme en 1914), est tendue. Le changement est nécessaire, et j’espère que les évolutions iront dans la bonne direction (un approfondissement de l’intégration européenne). Par ailleurs, il est assez drôle d’observer la diversité des eurosceptiques : les Français critiquent l’Europe car elle ne « protège » pas assez (ils ont le point de vue français assez ridicule de l’Etat qui contrôle presque tout), tandis que les eurosceptiques britanniques critiquent l’Europe car elle régule trop (bien que le discours libéral soit sérieusement mis en sourdine quand il s’agit de la libre circulation des personnes au Royaume-Uni…). Peut-être que The Economist a raison sur un point : les élites politiques sont un danger pour l’Europe dans la mesure où elles n’assument pas leurs erreurs et leurs décisions, et elles suscitent des craintes infondées sur l’Europe, les étrangers, etc. parmi les citoyens. Autre ironie : alors que The Economist publie cet éditorial comparant 2014 avec 1914, il édite The World in 2014 dans lequel il prédit que « l’Amérique, l’Europe et le Japon prospéreront, tandis que les marchés émergents lutteront (ce pourrait être vrai en 2014, alors que la Fed va commencer à réduire sa politique de quantitative easing). Il semble donc que la situation de l’Europe ne soit pas dramatique non plus…

Un dernier mot : nous ferons de notre mieux pour vous tenir informés avant les élections européennes et fournir une couverture intéressante de la campagne, donc gardez un œil sur notre blog dans les semaines et mois à venir ! Et merci beaucoup pour votre confiance et votre fidélité au blog !

Pierre-Antoine KLETHI

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